Une très belle expédition dans un pays incroyablement discret. tellement discret que les visa de tourisme sont quasi inexistant. L’association Karst et recherche en Asie centrale sous la présidence de Jean-Pierre Gruat a su convaincre, ambassadeur, ministères et une équipe de spéléo français, décrochant avec force patience toute les autorisations pour explore une zone géologique majeure du pays : le massif du Koytendag. Ce massif montagneux cumule les difficultés : il est à cheval sur le Turkmenistan et l’Ouzbekistan. Il est aux portes de l’Afghanistan. les cavités à explorer sont dans une zone militaire.
Autant dire qu’il a fallu deux ans pour réunir les formulaires et autorisation et se plier à tout un tas de formalités dont des tests covid à 2 h du matin dans l’aéroport d’Ashgabat. Une ville démesurée de blancheur et de lumière, grandiose et étonnement vide.
La première expédition dans le Koytendag a été riche humainement avec des imprévus de taille. des prospections très encadrées qui se sont peu à peu déliées au fur et à mesure de la fatigue de nos guides. Notre photographe s’est cassé plusieurs côtes en chutant sous terre. Il a fallu le rapatrier, nous permettant de tester la toute nouvelle assurance rapatriement de la fédération française de spéléologie. Si ils ne savaient pas ou mettre le Turkmenistan sur une carte, ils ont trouver un aeroport pour accueillir l’avion sanitaire et rapatrier la victime.
Cette première expédition, qui sera suivi par une autre en 2024 et mai 2026 permet de documenter le massif et aider le Turkmenistan dans son inscription au patrimoine mondial géologique de l’UNESCO.
Le rapport est téléchargeable ici :



