Expéditions spéléologiques et archéologiques au Botswana

19 août 2026  •  veronique

Sur la colline K2 de Koanaka avec une belle vue sur K3
Photo Philippe Auriol

C’est sûrement mes plus belles aventures, car elles reviennent chaque année depuis trois ans déjà et en 2026 avec deux missions. Suivre le cheminement de pensée d’une équipe du CNRS Human origin in Botswana, à la recherche d’un bout d’os ou de dent d’un hominine, et agrandir le berceau de l’humanité à toute l’Afrique, voici notre quête.
Au nord ouest du pays, dans le désert du Kalahari, il y a des grottes prometteuses et chaque année nous avons étayé ou déconstruit des hypothèses. comme le dit Francis Duranthon, ancien directeur du museum d’histoire naturelle de Toulouse, on cherche une aiguille dans une botte de foin, mais déjà on a trouvé la grange !
Laurent Bruxelles est le chef d’expédition et je le suis dans son projet.

Laurent m’explique une particularité géologique
Photo Philippe Auriol

Notre terrain d’exploration se situe dans les Gcwihaba hills et Koanaka hills. Les grottes que nous fouillons contiennent une brèche fossilifère et les paléontologues extraits de ce sédiment chargé d’histoire des ossements d’une faune ancienne qui permettra de dater et décrire un paléoenvironnement où les hominines ont forcément vécu.
Nous avons acheminé en mars 2026, grâce à une chaîne humaine, 608 seaux de l’intérieur de la colline K2 (– 40 m) jusqu’à l’entrée de la cavité pour les redescendre grâce à deux tyroliennes, au pied de la colline (2 x 45 m) avant de les vider sur des bâches.

Les sédiments extraits de la grotte sont envoyé par tyrolienne en bas de la colline
Photo Véronique Olivier

On peut dire que nous avons déplacé un morceau de la montagne. Les sédiments ( plus de 6 tonnes) ont été entassés en 4 jours et leur tamisage effectué en 2,5 jours. Nous étions 19 acharnés pour réaliser cette tâche qui nous rend toujours fiers et plein d’espoir.

Petit selfie après une exploration bien engagée dans Fossil cave
Photo Laurent Bruxelles

Chaque mission fait l’objet d’un rapport spéléologique et archéologique richement documenté. C’est aussi l’occasion d’assister à des congrès scientifiques et un colloque à Maun en 2024 a fait l’objet d’une publication.

Dans Gcwihaba cave
Photo Philippe Auriol

L’aventure se poursuit toujours avec cette fine équipe dont certains membres sont devenus de vrais camarades d’exploration.

Les rapports 2023 et 2024 sont disponibles auprès de la commission des relations et expéditions internationales de la fédération française de spéléologie et à télécharger ci dessous.

Rapport BTW 2023
Véronique Olivier
rapport BTW 2024
Véronique Olivier
actes du colloque Homo genus 2024
Véronique Olivier

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